Professor Auguste Lemaître veröffentlichte am 30.10.1937 in «La Semaine religieuse de Genève. Journal évangélique protestant
📖» eine Rezension von Karl Barths «Credo»1, in der er zwei kritische Fragen an Barth richtete.2 Barth reagierte mit einem Brief vom 1.2.1937 an den Herausgeber der Zeitschrift, Pfarrer Charles Genequand (1869–1950). Der gab in der Ausgabe vom 13.2.1937 unter der Überschrift «Correspondance» den mittleren Teil dieses Briefes, die Antworten auf die gestellten Fragen, wieder und fügte einen einleitenden Absatz und einen Schlußkommentar hinzu, in dem er einige Sätze aus einem Antwortbrief Lemaîtres zitierte.3
Im folgenden wird Barths Brief vollständig abgedruckt, danach der Schlußkommentar der Zeitschrift.
⌜Bâle, le 1. Février 1937 Monsieur et très honoré pasteur!
Dans la critique que mon ancien ami Lemaître4 a écrite sur mon livre «Credo» (Sem. Rel. Nr. 3. p. 18) je lis les lignes suivantes:
«Le reproche central que nous adressons à la théologie dialectique de Barth est de manquer d’honnêteté intellectuelle. Est-il vrai, oui ou non, que les docteurs grecs ont interprété l’Ecriture avec des préoccupations philosophiques ou ecclesiastiques étrangères à la Révélation? Est-il vrai, oui ou non, que la théologie biblique nous enseigne en |38 même temps que l’unité du témoignage central des apôtres, la diversité de leurs tendances et de leurs expressions? Il n’est pas loyal, de taire des problèmes …»
J’aimerais à vous dire – et si vous êtes d’accord, aussi aux lecteurs de la Semaine religieuse – en quelques mots ce que j’en pense.
Il me semble, que la reproche de manque d’honnêteté intellectuelle, étant une reproche morale, n’est pas trop gentille et non plus trop révélatrice quant à la superiorité spirituelle, dont un élève de Vinet devrait faire preuve. Il me semble, que L. aurait pu m’attaquer sans m’insulter.5⌝
Les deux questions, qui me sont posées si solennellement, sont répondues il y a longtemps – sans que, hélàs, Lemaître s’en soit apercu. Je répète:
1. C’est une idée des rationalistes du 18. siècle et des Harnacks du 19., que «les docteurs grecs» (j’entends: les promoteurs directs et indirects du dogme du 4. et 5. siècle) aient interprété l’écriture avec des préoccupations étrangères à la révélation. Mais ce n’est pas vrai. Ils l’ont interprété dans leur language, dans le cadre de leur présuppositions philosophiques, vis à vis des erreurs de leur temps. Sans diminuer les dangers et même les fautes de leur théologie, je ne vois qu’ils aient faussé la substance de l’évangile. Je vois, que, dans leur dogme, ils l’ont préservé contre la falsification.
2. Il est vrai, que la théologie biblique nous enseigne une diversité des tendances et des expressions des auteurs du N. T. Paul n’est pas Pierre, Jean n’est pas Jaques. Pourtant cette diversité n’est pas infinie. C’est une diversité dans le cadre d’une unité très nette. Il n’a pas d’arianisme, il n’a pas de pélagianisme, il n’y a pas de catholicisme romain, il n’ya pas de catholicisme romain, il n’ya pas de Schleiermacherianisme dans cette unité. Il y’a, au N. T. la première de Jean … Et «il n’est pas loyal de taire ces problèmes»!
39Est ce qu’il est permis, que moi aussi je pose une question? Je ne suis pas trop étonné de l’attaque de Lemaître. Nous nous connaissons depuis très longtemps. Mais je suis étonné de trouver cette attaque dans la Semaine Religieuse. Il y’avait un temps, où mon pauvre livre aurait trouvé un acceuil un peu plus interessé dans ce Journal.6 Est ce que les «évangéliques» de la Suisse romande sont devenus libéraux depuis?
Nous avons communiqué à M. Lemaître la lettre de M. Barth. M. Lemaître a beaucoup à répondre: mais cela demanderait une place plus grande que celle dont la Semaine Religieuse dispose: ce serait affaire de discussion dans une revue. Et il ajonte: «Devenue polémique malgré moi, je le serais moins si je n’avais constaté que les tendances actuelles de la théologie tuent chez certains jeunes l’inquiétude de la vérité. Personnellement, j’ai toujours défendu l’idée que le devoir présent des chrétiens serait de souligner ce qui les unit. Ce n’est pas là ce que recherche K. Barth, et je le regrette.»
Pour nous, simples rédacteurs d’un Journal qui a le souci d’être un serviteur fidele de l’Evangile de Jésus Christ, nous clorons ce débat à propos du Credo par cette affirmation du Credo:
Je crois … la communion des saints.